1ère partie : Pourquoi la peau de nos bébés et de nos enfants est-elle si fragile ?

L’automne et ses belles couleurs, vont rapidement laisser place à l’hiver : cette saison froide et venteuse qui met à mal notre peau et surtout celle de nos bambins si fine et fragile.

La peau de mes enfants d’ordinaire si douce et veloutée montre d’ores et déjà des signes de déshydratation, de sécheresse, de rougeur et d’irritations.Voici dans cet article de découvrir comment prendre soin naturellement de la peau de nos chérubins en hiver.

Même si leur peau est, comme celle de l’adulte composée de 3 couches: l’épiderme, le derme et l’hypoderme, elle a cependant des particularités qui lui sont propres:

1) le derme est hyper élastique avec des fibres d’élastine et de collagène moins épaisses que celles de l’adulte. Ces fibres responsables des propriétés d’élasticité, de réparation et d’hydratation des tissus permettent à la peau d’être bien hydratée. Mais étant plus fine chez le nourrisson, leur peau est moins bien hydratée et peut facilement se dessécher.

2) la couche cornée extérieure est plus perméable car les cornéocytes sont moins soudés. Comme c’est cette couche cornée qui joue un rôle important de protection, la peau est alors plus fragile. La fonction de barrière est dans ce cas limitée et le risque de pénétration de tout agent infectieux ou allergisant s’accroît.

3) les sécrétions de sébum et de sueur sont moins abondantes, les glandes sudorales ne régulent pas de façon optimale la température du corps, et les sécrétions de sébum sont peu riches en lipides, c’est pourquoi la peau est souvent sèche.

4) le film hydrolipidique est  peu performant et ne peut jouer pleinement son rôle de protection contre les agressions extérieures (chaleur, humidité, froid, vent, frottements des tissus sur la peau,…). La peau d’un enfant se déshydrate plus vite, la peau devient alors sèche et facilement sujette aux irritations, plaques, dartres notamment au niveau des plis.

5) le pH de la peau est quasi neutre à la naissance (pH proche de 7 alors que celui de l’adulte est voisin de 5,5). La légère acidité du pH de la peau de l’adulte lui permet de mieux lutter contre les infections et les bactéries, un nourrisson sera donc plus sujet aux infections cutanées.

6) la surface cutanée est très importante (elle est 2,3 fois plus élevée que chez l’adulte), cela veut dire qu’un produit appliqué sur la peau se retrouve plus concentré dans l’organisme d’un bébé que celui de l’adulte, d’où un risque de toxicité plus important. La peau constitue alors une voie d’entrée à des molécules nocives ou irritantes pour l’organisme. Il faudra donc veiller à ne pas utiliser de produits irritants non adaptés.

Ces  6 différentes spécificités soulignent le fait que la peau du nourrisson est encore immature et par conséquent fragile.

Ce n’est qu’à l’âge de 3 ans que la maturité des tissus cutanés est acquise et seulement vers l’âge de 10 ans que les glandes sudoripares deviennent complètement fonctionnelles. Cependant, même une peau plus mature pour résister aux agressions extérieures, peut souffrir en hiver.